La décision étant prise de m’offrir une TVR, je me suis mis en chasse. Mon orientation est faite depuis belle lurette, ça sera Griffith ou Chimaera. Et oui je veux absolument un V8 qui gargouille. Mon budget n’étant pas défini les 2 sont possibles. Ne voulant pas me faire suer pour le moment à l’importer, mon choix se trouve vite restreint.
Premier modèle repéré, une Griffith 500. Quelques 500 kms plus tard, me voici devant la belle, mais problème il pleuviote, tant pis, le propriétaire la sort quand même. 20 km en tant que passager histoire d’aller la mettre sur un pont, bah oui j’ai appris mes fiches
Ah la la, quelle symphonie ce V8. L’expérience d’être passager mais du coté habituel du cerceau est assez déroutante, voir angoissante. Mais mon conducteur connait bien sa voiture. Quelques petites accélérations montre la bonne santé du moteur, et sur un 0 à 100, ça devient carrément démoniaque ! Plus que la poussée, c’est le bruit de ce moteur, on passe de la brise légère au régime de ralenti, douce tranquille, sereine à force 12 quand on enfonce la pédale, sa hurle ça claque sa siffle c’est l’orage qui se déchaine , …………….., c’est impressionnant, grisant et excessivement jouissif ………………….j’adore! Je ne pensais pas ce moteur si démonstratif.
Remis de mes émotions on arrive enfin sur le pont. La voiture a l’air saine mais n’est pas non plus sans reproche, mais je manque de recul et d’expérience pour correctement la juger.
Pour le retour je prends les commandes, la route a un peu séchée, mais je ne prends pas de plaisir, et suis surtout incapable de ressentir quoi que ce soit. Il y a trop de truc à penser pour ma petite tête, la conduite à droite était une première pour moi, et je me bas pour ne pas rouler au milieu et regarder dans les bons rétros, plus le compteur en miles, les cadrans pas hyper lisibles…etc Bref ce n’est pas une partie de plaisir.
Retour chez le proprio, je suis emballé, mais en même temps je me pose une question : Vais-je m’habituer à la conduite à droite ?????
Sur la route du retour je me dis que une RHD n’est peut être pas la bonne option, mais je n’ais pas le budget pour une LHD, je suis en plein doute.
Quelques semaines/mois passent, je surveille toujours les annonces, tout en rêvant……que c’est bon de rêver !
Et puis un jour, une annonce attire un peu plus mon attention, une Chimaera 400 HC qui m’a l’air bien sympa, couleur qui se démarque, visiblement entretenue, pas très kilométrée et chose extrêmement rare elle se trouve à 5 km de chez moi. Je contacte le vendeur et nous convenons d’un RDV. 3 jours plus tard je prends la route, j’ai de nouveau la motivation qui monte, mais pas le temps de penser car 5 minutes plus tard je me retrouve devant cette petite grenouille verte (oui je sais que ce n’est pas une 911
Il me dit qu’il va essayer de résoudre la panne et qu’il me tiendra au courant, je reste tout de même dubitatif.
Retour à la case départ mais j’ai un regain de motivation. Oubliant cette Chimère je m’oriente vers une Chim 450 , mais bien loin de chez moi. Beaucoup d’info du vendeur, je prends RDV en me disant que c’est la bonne. Dans cette même semaine le vendeur de la Chim 400 me rappelle et me dit que c’est réparé. Le doigt d’allumage était fissuré et empêchait l’alimentation des bougies. Je lui dis super mais je convoite aussi une 450. Pas de souci me dit il, mais étant donné la proximité, on trouve rapidement un RDV pour enfin l’essayer. Je retourne donc voir la belle verte………..5 min après me voilà arrivé…………..et un tour de clé plus tard le V8 se réveille. Ah quel bonheur pour les oreilles
Allez c’est parti pour un petit tour coté passager, à droite heu non à gauche…..enfin vous m’avez compris. Toujours aussi bizarre de ne pas avoir le cerceau et les pédales de ce coté de l’auto. On part tranquillement pour faire chauffer, et sans le hard top cette fois ci. Quel plaisir de rouler cheveux au vent avec cette symphonie en 8 majeur pour nous accompagner. Je kif grave comme disent les jeunes. Le moteur est bien chaud maintenant, je profite de ma place pour jeter un œil sur les mano, principalement la pression d’huile, c’est tout bon. Mon « passager » de droite enfonce copieusement la pédale de droite aussi, et ça recommence, le tonnerre gronde, whaou !!!! C’est un peu moins violent que la 500, mais le fait d’être décapoté réveille tous les sens, j’en prends plein la tronche ! Quel pied ! L’équilibre entre sportivité et confort (on vieilli) est bluffant. On s’arrête et je prends le volant, non sans avoir changé de place. Je me sens bien plus à l’aise que dans la Griffith avec le volant à droite, je suis sur des routes que je connais, il fait beau du coup je me bats moins pour rester sur ma voie. Je teste donc bien mieux l’auto, freinage passage de rapports, accélération……..elle a un comportement sain, je ne ressens pas une différence énorme avec le 5L, même s’il est un peu moins rempli en bas, mais je manque d’expèrience pour juger. En tous cas ça me parait suffisant même si je sais qu’on s’habitue à la puissance et qu’on en veut toujours plus.
L’essai terminé, on la met sur le pont et je découvre des dessous biens propres, à part une fuite au niveau du joint de carter, mais le châssis m’inspire confiance, et ça c’est primordial.
Pour l’intérieur rien à signaler à part les boutons d’allumage des feux enfoncés dans le TDB.
Elle affiche 32 000 miles, mais n’a pas beaucoup roulé depuis 8 mois, une révision s’impose et les pneus arrières arrive bientôt au bout. Elle me plait cette Chim mais je ne prends pas de décision tout de suite, car je voudrais quand même voir la 450, c’est pour le week-end qui arrive. Je rentre mais 2 jours plus tard, je reçois un mail de la 450 (enfin du vendeur) qui m’annonce que la voiture est vendue……………..et m…..
Le moment de la déception étant passé je me dis que finalement cette 400 doit m’être destiné, son coup de Calgon de notre 1ère rencontre en est un signe, c’est bien une TVR. Je prends mon téléphone et je fais une proposition au vendeur, car il y a quelques frais à prévoir. Il me rappelle pour me dire que c’est ok. « Ca y est, je viens de m’offrir une TVR «, et le truc dingue c’est que c’est à coté de chez moi. Jamais je n’ai fait aussi peu de distance pour une voiture, et c’est l’auto la plus exotique que j’ai jamais possédé……c’est fou !
Quelques jours plus tard, je prends possession de la belle anglaise. Ce moment est magique !
¨Pas encore fait de sortie digne de ce nom, plutôt le tour de la maison, mais le plaisir de s’installer devant le petit volant, et de tourner la clé est déjà enivrant. J’ai passé plus de temps pour le moment à la fiabiliser qu’à rouler, mais maintenant elle est prête à me distiller du plaisir.
Merci de m’avoir lu, j’espère ne pas avoir été trop lourd mais j’avais tellement envie de partager mon bonheur.
A très bientôt sur les routes.
François
ps: les photos vont suivre









