Un petit copié coller
SUR LA ROUTE
Avec seulement 1100 kg sur la balance, pas la peine de vous faire un dessin sur le caractère de l’animal. Pour ceux qui l’ignoreraient, Cerbère était le chien qui gardait l’entrée des Enfers. La Cerbera, elle, risque bien de vous y envoyer tout droit, à la moindre erreur de conduite. Avant de tenter le diable, prenez le temps de jauger les dérives du train arrière après que le compte-tours ait dépassé les 4000… Si vous espérez que l’électronique embarquée vous sauve la mise, passez votre chemin. Fidèle à sa réputation, la TVR ne se conduit pas, elle se pilote. Oubliez l’ESP et l’antipatinage, il ne faudra compter que sur vous-même pour vous sortir des situations les plus périlleuses. D’un point de vue technique, on retrouve une carrosserie en fibre de verre et un châssis tubulaire comme sur les précédentes créations de Peter Wheeler. Sauf que cette fois le châssis fait peau neuve, d’où la petite prise de poids par rapport aux Griffith et Chimaera. Le différentiel à glissement limité est d’office présent, garantissant un comportement routier à la fois sportif et sain, et ce malgré le tempérament survireur du monstre. On a vu qu’avec ses V8 ou son Speed 6, peu de voitures accéléraient et roulaient aussi vite que cette TVR. Question freinage, y’a pas grand-chose non plus qui lui résiste. La bonne idée fut d’aller se fournir chez AP Racing et de greffer quatre disques ventilés, chacun d’entre eux recevant des étriers à quatre pistons. Avec un tel attirail, il n’est pas rare de se retrouver la tête dans le tableau de bord avant d’être en mesure de doser correctement son approche de la pédale de frein. C’est quand même mieux que de se rendre compte au dernier moment que le freinage a été mis de côté et de se demander si on ne va pas finir au tas. Oui, ça sent le vécu… Tout comme l’impression de conduire sur un bout de bois, parfois cela arrive, et pas que dans des sportives aguerries. Dans le cas de la Cerbera, il fut demandé dans le cahier des charges de proposer une alternative à la fermeté allemande, jugée trop ferme justement. C’est plutôt réussi même s’il ne faut pas s’attendre à un amortissement digne d’une limousine. Disons qu’entre ces deux extrêmes, il y a un juste milieu, et que ce compromis semble avoir été trouvé.
Source: http://www.automobile-sportive.com/guid ... erbera.php
En espérant t'avoir aidé ;)
